Voigländer Ultron 40mm f/2 SLII, retour d'utilisation.

Il y a quelques semaines, j'ai craqué pour ce jouet : le Voigländer Ultron 40mm f/2 SLII. Un petit objectif "pancake" lumineux fabriqué par la firme Cosina. Et comme je m'amuse bien avec et que c'est un objectif assez atypique, j'ai décidé d'en faire un petit article.

Commençons donc par le commencement : pourquoi un 40mm F/2 ? Réponse : je n'en sais rien, et à vrai dire, je m'en fiche un peu de savoir pourquoi Cosina a décidé de faire un 40mm au lieu d'un 35 ou d'un 50 comme font les autres.
Ce qui m'importe, c'est qu'ayant toujours trouvé mon 50mm un peu long, et mon 35mm un peu court, je ne pouvais qu'être à l'aise avec cette focale.
Théoriquement, un 40mm se prètera au reportage, à un peu de paysage, à du portrait en pied, et à ce que vous voulez d'autre si ça vous amuse.
Cet objectif est à mise au point manuelle, ça explique surement une partie de sa compacité, donc si vous aimez prendre votre temps pour une photo, et le risque de rater la mise au point par la même occasion, peut être qu'il ne vous semblera pas complètement inutile. Pour les accros du fast AF, du suivi 3D, du continuous AF, comment dire... ... ...tant pis !

On passe aux choses sérieuses, voilà la bestiole :
En plus du caillou, on a le droit à un pare soleil qui sert de porte "bonnette close-up". 
La première impression est flatteuse : tout en métal, sauf les lentilles, le bouchon d'objectif et le revêtement de la bague de mise au point. Les mécanismes fonctionnent sans aucun jeu, et la bague de mise au point a une course longue et douce. 

ooohhh, made in japan, ça change !
Voilà son encombrement maximum : avec le pare soleil et la bonnette close-up, je ne suis pas sûr qu'il dépasse de 4cm de mon boitier, qui a l'air d'avoir pris un bain froid quand il est équipé de cet engin...

on calera la bague de diaphragme sur 22 pour les réflex modernes.
On voit ici la bague de diaphragme, numérotée de 2 à 22, qui peut servir si on l'utilise sur des réflex argentiques qui datent un peu. On voit aussi une échelle des distances et une échelle de profondeur de champ, qui peuvent être utiles quand on souhaite préparer son cliché en estimant la distance qui nous séparera de notre sujet : on se cale sur la distance supposée, et on n'a plus qu'à ajuster au moment du shoot.

La monture tout en métal, ça ne fait jamais de mal.
Bien que siglé "AI-S" sur le fût, l'objectif se comporte comme un nikon AI-P, en effet il est muni de contacts (et j'imagine d'un peu d'électronique embarquée), afin de communiquer avec les boitiers, ainsi l'ouverture du diaphragme peut être commandée par l'appareil photo, et la mesure de lumière est efficace même avec les nikons entrées de gammes (D3*00, D5*00, D40, D40x, D60...).

La distance minimale de mise au point est de 38cm, ce qui est beaucoup à mon sens pour ce genre de focale, mais pour compenser, une bonnette close up est livrée en kit avec l'objectif. Elle se visse sur le pare soleil, mais ne transforme tout de même pas ce petit caillou en objectif macro...

À distance de mise au point minimale, format FX.
À distance de mise au point minimale, format FX. Mais avec la bonnette close up montée.
À distance de mise au point minimale, format DX. Il cadre comme un 60mm.

À distance de mise au point minimale, format DX. Mais avec la bonnette close up montée.

Je ne vous détaillerai pas les qualités optiques de cet objectif, je n'en ai ni les compétences, ni l'envie. Par contre j'ai bien du remarquer qu'il produit des images très fines et riches en détails, avec un rendu de couleurs très particulier que j'apprécie beaucoup. Il fait partie des objectifs qui ont de la personnalité, et qui du coup ne me demandent pas un post-traitement important.
Ajouté à sa facilité d'utilisation, et à sa discrétion, je pense que je ne suis pas prêt de regretter l'investissement !


Et maintenant quelques images que j'avais faites avec sans vous prévenir...