Théorie : L'exposition.

L'exposition, c'est la base de la base en photographie, si tu la comprends et que tu arrives à la gérer, tu peux commencer à penser qu'un jour peut être tu réussiras tes photos (je te dirai si ça m'arrive).

Alors bien entendu, je ne parle pas de l'exposition où tu vas accrocher tes tableaux à la kermesse du 15 aout au village. En photo, l'exposition est un rapport entre différents paramètres, qui va définir la quantité de lumière que la surface sensible de l'appareil photo va recevoir. En gros : la photo est trop foncée, bien exposée, ou trop claire. La notion de "bien exposée étant parfaitement subjective.

Je vais essayer d'être suffisamment abscond et incompréhensible pour que tu n'arrives pas au bout de l'article et que tu évites de me dire que je raconte des conneries.


I/ Alors c'est quoi, qui va définir l'exposition ?

J'écrivais donc "différents paramètres". Il y en a quatre en tout :
-La quantité de lumière qui éclaire la scène.
-La sensibilité ISO.
-L'ouverture du diaphragme.
-Le temps d'exposition.


1/La quantité de lumière qui éclaire la scène.

          C'est la quantité de lumière qui éclaire la scène. Si tu ne comprends pas, tu relis la phrase ou tu demandes une explication un peu plus scientifique à quelqu'un de compétent.

2/ La sensibilité ISO.

           C'est la manière qu'a la pellicule ou le capteur (que j'appellerai "surfaces sensible") de plus ou moins capter la lumière qui l'impacte. Avec la même quantité de lumière, une surface très sensible produira une image plus claire qu'une surface peu sensible. La norme ISO est une commodité adoptée par les fabricants afin que les photographes ne se mélangent pas trop dans différentes appellations.
En photographie numérique, la sensibilité a une valeur native, les autres valeurs étant simulées par accentuation ou atténuation du signal produit par la lumière.

Les sensibilités ISO classiques sont : 100, 200, 400, 800, 1600, 3200, etc... A chaque fois qu'on multiplie par deux la sensibilité, on multiplie par deux l'effet de la lumière sur la surface sensible. Sur la plupart des appareils numériques on peut la régler à des valeurs intermédiaires à celles ci. ISO 100 étant une basse sensibilité, et 3200 étant une haute sensibilité.

Pour résumer : 
-ISO bas : quand la lumière est abondante.
-ISO hauts : quand la lumière n'est pas abondante.

3/ L'ouverture du diaphragme.

D'abord, le diaphragme. C'est un mécanisme dans l'objectif qui permet de laisser passer la lumière vers la surface sensible. Il produit une ouverture plus ou moins circulaire.
La valeur d'ouverture du diaphragme est fonction du rapport entre la focale (la focale fera l'objet d'un autre article) de l'objectif et la taille de l'ouverture plus ou moins circulaire.
Une ouverture à F/1 signifie que le diamètre de l'ouverture plus ou moins circulaire est égale à la focale de l'objectif. Des indices d'ouvertures ont été définis, à chaque indice, on divise par deux la quantité de lumière qu'on laisse passer vers la surface sensible :
F/1, F1.4, F/2, F/2.8, F/4, F/5,6, F/8, F/11, f/16, F/22, F/32, etc...
Donc plus le nombre associé à l'ouverture est grand, plus le diamètre d'ouverture du diaphragme est petit. On parle de grande ouverture quand le nombre associé est petit, et inversement.

Pour résumer :
-Grande ouverture : quand la lumière n'est pas abondante.
-Petite ouverture : quand la lumière est abondante.


4/ Le temps d'exposition.

C'est le temps durant lequel la surface sensible est éclairée, plus il est long, plus la photo sera claire, et inversement. Quand on double le temps d'exposition, on double également la quantité de lumière que reçoit le capteur.
Par convention on parle là en fractions de secondes : 1sec, 1/2 sec, 1/4 sec, 1/8 sec, 1/15 sec, 1/30 sec, 1/60sec, 1/125 sec, 1/250 sec, 1/500 sec, 1/1000 sec etc...

Pour résumer :
-Long temps d'exposition : quand la lumière n'est pas abondante.
-Temps d'exposition court : quand la lumière est abondante.


II/ Et ça sert à quoi de savoir tout ça ?

Tu te demandes comment, en voyant la quantité de lumière qui éclaire la scène ( notion qui ne devrait plus te poser de gros problèmes maintenant que je te l'ai bien expliquée), tu fais pour régler la sensibilité ISO, l'ouverture du diaphragme, et le temps d'exposition ? Eh ben voilà :
Pour conserver la même exposition, si l'on touche à l'un des trois réglages évoqués plus haut ( sensibilité ISO, vitesse d'obturation (temps d'exposition) ou ouverture), il faudra compenser avec au moins l'un des deux autres.

1/ Mon image est bien exposée, mais ça va pas.
Si l'exposition est correcte, mais que l'image est floue parce que tu as encore bougé pendant le temps d'exposition : il faut diminuer le temps d'exposition. Pour compenser, il faudra ouvrir le diaphragme plus grand, ou augmenter la sensibilité (si le diaphragme est ouvert au maximum, ou si on ne veut pas subir les autres effets d'un diaphragme trop ouvert).

Exemple :
ISO 800, F/5.6, 1/100 sec
Si on baisse la sensibilité ISO à 400, on divise par deux l'effet de la lumière. Il faut donc la multiplier par deux avec l'un des deux autres réglages, on peut donc choisir soit de multiplier par deux le temps d'exposition (1/50sec), ou de multiplier par deux la quantité de lumière que laisse passer le diaphragme (f/4). Donc avec le réglage : ISO400, F4, 1/100sec, ou alors ISO400, F5.6, 1/50sec, on aura la même exposition qu'avec celui qui est en tête de paragraphe.

2/ Mon image est sous exposée, ça craint.
Si l'image est sous-exposée, il faudra trouver un moyen de faire parvenir plus de lumière à la surface sensible, ou augmenter l'effet de la lumière sur celle-ci.

Exemple :
ISO100, F5.6, 1/60sec.
On peut changer n'importe lequel des trois réglages : Si on passe la sensibilité à 200ISO, on aura multiplié par deux l'effet de la lumière sur la surface sensible, si ensuite on ouvre un peu plus le diaphragme, à f4, on aura multiplié par deux la quantité de lumière touchant la surface sensible. Et si enfin on multiplie le temps d'exposition par deux, on multiplie encore par deux la quantité de lumière.
Donc on a multiplié deux fois par deux la quantité de lumière initiale, et le doublement de la sensibilité simule le fait qu'on ait encore multiplié par deux cette quantité. Ça nous fait donc un calcul extrêmement complexe : 2x2x2 = 8. On a l'impression d'avoir multiplié par 8 la quantité de lumière. L'image captée sera donc beaucoup plus claire que précédemment.

3/ Maintenant mon image est surexposée, et ça craint toujours.
Est-ce que ça vaut le coup que je te refasse l'exemple précédent à l'envers ?

4/ La métaphore qui tue.
Pour comprendre l'exposition, on peut considérer la surface sensible comme un verre d'eau qu'on doit remplir :

-La lumière qui éclaire la scène, c'est l'eau : il y en a plus ou moins...
-L'ouverture, c'est le robinet : plus ou moins ouvert...
-Le temps d'exposition, ça sera le temps ou on laisse couler l'eau : plus ou moins longtemps...
-La sensibilité ISO, ça sera le diamètre du verre : s'il est étroit, il sera rempli plus vite.

Je sais, c'est un peu bancal, parce dans ma comparaison la sensibilité est plus grande quand le verre est étroit, et moins quand il est large, mais je suis sûr que tu as compris le principe.


III/ Et si je ne peux pas régler mon appareil photo ?

En fait tu peux régler ton appareil, il faut trouver le réglage correspondant à l'exposition, il existe sur presque tous les appareils photos. Souvent, il ressemble à ça sur un bouton dédié :

 +/-

Sinon, dans tes menus, il y a surement une ligne qui s'appelle : "exposition", "compensation d'exposition", ou "exp comp", ou un autre truc qui te fera pousser un petit cri de satisfaction quand tu le trouveras.

En jouant avec ce réglage, tu pourras tromper ton appareil en lui faisant croire que la scène que tu photographies est plus claire que ce qu'il crois, ou plus foncée, fais deux ou trois tests, tu verras que c'est très simple et que d'un coup tes photos seront plus intéressantes !




Voilà, c'est tout pour cette fois, la prochaine fois je m'attarderai sur l'effet du temps d'obturation, de l'ouverture et de la sensibilité ISO sur l'image finale, parce que ça ne change pas seulement l'exposition... 



Tournée.

Parce qu'en fait, je n'ai pas du tout arrêté de faire des photos... Et même que parfois j'en fais plusieurs d'affilée. Si si, je vous jure !

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